Comment la comparaison a-t-elle été faite ?
Les chercheurs ont examiné les cerveaux conservés de neuf renards argentés, répartis en trois groupes présentés ci-dessous.[1]
- 3 renards sélectionnés pour leur docilité
- 3 renards sélectionnés pour leur agressivité
- 3 renards sauvages
Ces nombres représentent les cerveaux examinés, pas les neurones comptés.
Ils ont découpé les cerveaux en fines tranches pour rechercher des marqueurs de types cellulaires dans l’hypothalamus ventromédian, une région située à la base du cerveau.[1]
Quelle différence a été observée ?
Selon l’université Cornell, les renards sélectionnés pour leur docilité présentaient moins de neurones exprimant le récepteur alpha aux œstrogènes dans l’hypothalamus. Le compte rendu ne précise pas clairement à quel groupe cette différence est comparée, ni quelle est son ampleur.[1]
Des recherches antérieures chez la souris avaient conduit l’équipe à s’intéresser à cette région. Dans certaines expériences, d’autres chercheurs avaient activé par la lumière des neurones portant ce même récepteur : les souris attaquaient alors une autre souris.[1]
Ce que l’étude ne permet pas encore de conclure
La comparaison ne montre pas que cette différence de cellules rend les renards dociles. Avec trois cerveaux par groupe, on ne sait pas non plus à quel point les animaux examinés sont représentatifs. Le résultat reste une piste de recherche, plutôt qu’une explication de la docilité d’un renard en particulier.[1]